Et oui, c’est le grand retour des tutos !! Bon, j’avoue que c’est assez long à préparer c’est pour ça que je n’en fais pas souvent ces derniers temps. De +, ils pourraient être beaucoup + complets mais n’hésitez pas à poser vos questions dans les commentaires et je tâcherai d’y répondre autant que possible !
1) LE ROUGH : Il s’agit de réaliser le croquis de base, pour ce faire j’utilise le logiciel “feuille froissée 2.0″, puis, sélectionnez l’outil “crayon mal taillé” dans le menu “tiroir de gauche”. Hum… non plus sérieusement ; Pour des raisons pratiques j’ai dessiné les protagonistes un par un, et le fond à part (au cas où j’ai à déplacer des éléments par la suite).
Voici donc ce à quoi devrait ressembler le fond :

Voici la demoiselle et son petit ami :

2) IMPORT SOUS ILLUSTRATOR : Le challenge consiste à ne pas faire apparaître les contours dans le rendu final, à la manière d’un bel Hypermoi ou des sympathiques illustrations dont nous abreuve le blog d’eFraid. Du coup, pour ce faire, notre ami illustrator est tout désigné.
Et hop on commence par la fille :

étape A : importez votre dessin et placez le sur un calque verrouillé qui sera toujours au dessus des autres en mode produit (de façon à ce que les contours soient toujours visibles).
étape B : à la tablette graphique où à la plume, dessinez les surfaces en commençant par les arrières plans (ici j’ai commencé par les cheveux, puis le corps, et en dernier les détails). Ensuite faites disparaître le calque comportant les contours et admirez le rendu ! C’est vraiment appréciable de pouvoir s’en passer !

Le décors de fond :

Concernant les immeubles, je ne m’attarde pas en explications. C’est pourtant la partie qui a du me demander le plus de travail mais en deux mots, j’ai dupliqué tant que possible les fenêtres en les déformant pour qu’elles respectent au mieux la perspective. De même pour les portes. J’aurai pu y passer beaucoup plus de temps mais le fond sera vraiment très atténué par la suite et de taille assez réduite… bref.
Je vous passe aussi le travail sur le gars, c’est la même démarche que pour la demoiselle, vous verrez le rendu dans les étapes suivantes.
3) FINALISATION SOUS PHOTOSHOP : Je sais, “photoshop c’est pour les faibles”, mais dans ce cas précis j’en avais besoin – d’une part – pour intégrer l’image au webdesign de la homepage (la finalité de l’illustration) et – d’autre part – pour rajouter des effets purement photoshopesques (c’est mon blog, j’ai même le droit d’inventer des mots… si si). Sous ‘toshop donc, j’ai prévu une image au format exploitable en haute définition et en CMJN en cas d’une éventuelle impression (on n’est jamais trop prévoyant).
étape A : J’importe mes éléments vectoriels (en commençant par les immeubles) par dessus mon rough que voici :

Et voici les immeubles, “brut de décoffrage” (directement copiés/collés depuis illustrator), pour l’instant sans effets ni rien (car vous pouvez voir que j’ai désactiver certains calques pour vous montrer l’avant/après) :

Et voici “l’après”. Divers calques de réglages sont rajoutés afin d’assombrir certaines zones (pour respecter les sources lumineuses), ternir ce qui tend à aller vers le point de fuite, rajouter le soleil et un léger “lens flare” (effet de lentille), et deux-trois bricolles (dégradés au sols, renforcement des teintes des immeubles à leur base, etc…).

étape B : J’importe maintenant la zolie demoiselle…

…puis lui rajoute des détails :
-> ombres et lumières sur sa peau et ses vêtements (un calque de réglage pour ce qui est lumineux, et un pour ce qui est sombre. Vous délimitez les zones “à régler” en mode masque (mais si vous savez, quand c’est tout rouge!).
-> un halo derriere elle pour la faire ressortir.
-> une ombre portée fabriquée en utilisant la forme de la fille colorée en noir, le calque en mode produit, puis “déformée” avec l’outil “torsion” pour simuler une projection au sol.

étape C : j’importe le gentil garçon dévoué qui porte les paquets de sa dulciné.

-> hop ! Même traitements que sa copine, avec quelques reflets sur les rubans, etc…

VOILA C’EST TERMINÉ ! Je tiens à dire que c’est UNE façon de faire et qu’il en existe certainement autant qu’il existe d’illustrateurs différents. J’en profite d’ailleurs pour demander aux illustrateurs de passage ici de quelle manière ils procèdent. Hein ? Quoi ? Vous voulez voir le rendu final ? Ah oui ! Le voici !

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